04.12.12

Il

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       Quand j'ai repris la maison de tes parents, j'ai tout de suite compris que vous étiez tous encore là, et que j'étais faite pour y aller. Quelque chose d'indéfinissable -je me dis qu'en fait, c'était toi- m'a fait me dire que j'avais trouvé un endroit où j'étais heureuse. Elle vivra belle, ta maison, et je garderai son esprit intact. Je n'y ferai que ce que tu aurais pu aimer aussi.

J'ai gardé toutes les peluches, et je n'oublierai jamais le jour où Patachon m'attendait sur les escaliers. Je n'ai plus mangé de Malabars depuis toi, et je ne voudrais plus que quelqu'un d'autre me fasse une tartine de pâté de canard pour le goûter.

J'ai un drôle de chien non ? Celui-là aussi, je suis presque sûre que tu fais partie de ceux qui me l'ont envoyé pour me faire toujours rire. Ah, j'aimerais tellement te voir avec lui, t'entendre rire, lui dire que "c'est un bon chien". 

J'ai récupéré ta mandoline, et je la chéris comme un des plus grands trésors que je possède. Je n'arrêterai jamais le piano. Je sais que tu m'entends.

J'aurai besoin toute ma vie de toi pour veiller sur moi. Je me suis demandé ce que tu aurais voulu pour moi. Tu aurais dit que peu importe, pourvu que je sois heureuse, alors tu le serais aussi. Comme ça, je n'aurai plus jamais le choix.

 

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