2015-05-22--18

J'ai pris un goûter vrai, un goûter de campagne. C'est Mon Voisin Hubert qui m'a vendu ces saucisses fumées de sanglier, et donné des poires hivernées (conservées pendant l'hiver). C'est divin, ce fumet de fait-maison qui s'en dégage. "Si vous voulez encore des poires il suffit de demander !".

Ce partage, ces dons, ces échanges qui s'intriquent, ça me touche à chaque fois. Le jour où il m'a donné six truites qu'il avait pêchées, ou celui où je l'ai entendu m'appeler depuis sa cour, pour finir par me tendre un seau de cerises qu'il venait de me cueillir, j'aurais pu écrire de longs articles la larme à l'oeil, parce que tout ça c'est donner de nous de l'authentique.

C'est ce que j'ai fait le jour où j'ai ramassé un chat parti au paradis des chats dans la cour de mes voisins pour leur éviter cette vision, c'est ce que je fais lorsque je discute avec la petite voisine de 3 ans pendant bien 20mn de ma journée parce qu'elle aime ça, ce que je fais lorsque j'envoie un colis à un être aimé, ou lorsque j'offre un barbecue et des petits pots de compote de pommes à toi qui viens en m'apportant un pot d'hortensias à planter dans le Grand Jardin. Il suffit parfois que le téléphone ou la boîte mail retentisse pour vous annoncer un adorable commentaire sur votre blog, un bonjour, un bonne nuit, un je pense à toi, un mot affectueux pour vous changer le cours d'une journée.

Dans ce monde où c'est chacun pour ses fesses, on oublie un peu ce qu'est de veiller les uns sur les autres. Pas besoin d'être de grands amis à la vie à la mort pour veiller, mais juste un peu comme ça, ce serait de la force et de l'ouverture d'esprit qu'on se donnerait.

2015-05-29--16

Le Mini-Loup aussi rencontre des amis qui veillent sur lui.