Dimanche, 15h, un village quelque part sur terre. Il fait beau et ni chaud ni froid, alors je suis sortie au jardin avec une nectarine et un sirop de grenadine. J'arrive au noyau et je me rends compte du calme incommensurable qui règne autour de moi comme un cocon de coton.

J'entends des oiseaux et le vent dans les branches. C'est comme les dimanches de quand on était enfants, qu'on sortait prendre le goûter et que la seule préoccupation c'était à quoi on allait jouer après. Ma tête est vide de tout, surtout de tout souci. On m'a offert un livre* dans lequel il était écrit que rien n'est douloureux en soi, que la douleur n'est qu'une erreur de pensée. (*N.D.Walsch, Conversations avec Dieu)

J'adore la musique de mon piano, mais alors qu'est-ce que j'adore aussi le silence du chant du vent dans les arbres et du vol des papillons! J'emmerde les portes qui claquent, les gens qui crient, la circulation routière, la musique trop forte et les travaux. J'emmerde les magasins, le bitume et les « C'est un coin paumé », les « Y'a rien à faire » (c'est faux) et les « Tu t'ennuies pas là-bas ? ».

Là maintenant tout de suite, divinement saoulée du chant de la brise, je vole dans un de ces moments où j'atteins l'état dans lequel rien n'a d'importance. Rien.

Tout est muable, volatile.

Je vole.

2015-07-05--20

2015-07-06--18

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