25.07.13

Sauvages, haut et loin

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08.07.13

Dieux

       1000 mètres qui se méritent, à la rencontre des Dieux celtes, au milieu de la montagne. A la rencontre de l'Histoire, de la Nature, et de Soi. C'était un lieu de culte bien avant notre ère.

L'ascension dans la forêt escarpée, décorée d'ombre et de taches de soleil, vous fait toucher le sauvage au plus proche. Enfin vous empruntez des escaliers de grès qui furent sacrés, qui furent montés jadis probablement par des gens chantant l'esprit de la montagne, des femmes aux beaux bijoux, et là vous arrivez au sommet, au temple, posé sur son grand plateau, qui vous souffle. Il n'y a que vous. On comprend pourquoi les tribus venaient ici vénérer les Dieux. Et on se sent si petit. Si petit.
Assise là entre les colonnes du temple, j'ai aussi mes divinités. Et puis je crois à celles des celtes, elles me murmurent des choses que je n'ai pas le droit de raconter.

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Il n'y a pas de limite quand on s'en va sauvage dans la forêt en se disant "On va là-haut". On n'est jamais autant soi, que lorsque l'on s'éloigne de tout ce qui fait trop de bruit, trop de béton, trop d'édifices, trop de nature contrôlée dans des parcs. On ne retrouve jamais autant ses instincts primaires que lorsqu'on monte haut, avec la seule force de ses pattes et de sa tête, et qu'au sommet on s'assoit dans le vent et le silence, dans le soleil et le ciel bleu, seuls face au vide à en exhaler le souffle.

Et je me suis envolée... sans limite.

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Certains n'ont pas perdu leur âme d'enfant.

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05.07.13

Gardien

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On se garde, tous ensemble. 

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20.06.13

Tous les deux

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Puisqu'il fait chaud, on se prélasse tous les deux à l'ombre du noyer.

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23.05.13

Et alors ?

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J'aime danser sur de la musique kitsch des années 80 en chantant les paroles par coeur, et alors ?
Je ne trouve pas David Beckham beau, et alors ?
Je n'aime pas prendre le volant, et alors ?
Je tremble un peu quand un orage approche, et alors ?
Je ne me sens pas à l'aise dans les lieux publics et je ressens une pointe de timidité même pour aller à la boulangerie, et alors ?
J'ai gardé toutes mes peluches préférées au fond de mon armoire, et alors ?
Je ris quand Le Mini-Loup décore mes habits à coups de grosses paluches boueuses, je mets les mains dans la terre, mon pantalon favori n'est pas moulant et mes chaussures préférées sont des baskets violettes, et alors ?
Je peux enfiler des bottes en caoutchouc, un jogging, me montrer à tout le monde ainsi, aller m'embourber dans un verger sous la pluie pour aller caresser des chevaux et rentrer avec une tronche de chat mouillé, et alors ?
Je n'ai pas besoin de dix sacs à main et surtout pas de Lancel, je n'aime pas faire les magasins et m'emmener à Paris serait une grossière erreur, et alors ?
Je me maquille peu, j'aime que le vent décoiffe complètement mes cheveux et je n'ai qu'un gel douche et un shampooing, et alors ?
A la maison, les meubles sont en bois, plutôt campagnards, et alors ?
Je connais encore par coeur les chansons du Roi Lion et j'aime les écouter, et alors ?
J'ai du mal avec la gauche et la droite, et alors ?

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13.05.13

Poésie

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09.03.13

Cocon

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Je me fais un cocon quand je prends une douche au milieu de l'après-midi.
Je me fais un cocon quand je prends ensuite pour le goûter des céréales au chocolat dans un yaourt nature, dans un bol coloré.
Je me fais un cocon quand je mets un gros gilet rose en tricot,
et aussi quand je mets sur la table de la salle à manger une nappe à petits carreaux rouges,
et enfin quand la Maison vient tout juste de s'enhardir d'une nouvelle pièce maîtresse : un poele à bois. J'en suis toute hypnotisée dès qu'un feu en boîte s'allume. Ah, j'aime, je n'en reviens toujours pas. C'était un rêve, qui est devenu réalité.

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15.01.13

A celle

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       Voilà plus d'un an que je vous mens. J'ai dû quitter la maison du bonheur pour une histoire professionnelle. Voilà tout ce temps que mon coeur s'est arrêté de battre. Jamais je n'avais autant senti où était ma place. Loin des yeux, loin du coeur, dit-on. Et pourtant, partir n'a fait que me faire me rendre compte que je ne pouvais pas vivre dans cet ailleurs. Je n'ai cessé de chercher des solutions pour revenir. Et pourtant, sûrement jamais de retour possible. Pour des histoires de boulot, d'argent, de choses qui ne sont tellement pas "vivre". "Il faut faire des concessions dans la vie", "Tu as un travail, alors partir de ta maison, c'est secondaire", "Il faut t'y faire, tu trouveras un autre endroit chouette". J'ai pleuré. Et puis au bout d'un moment je me suis transformée en robot : je n'ai même plus su pleurer. Tout le monde me disait de me faire une raison.

Un locataire s'est mis dans "la" maison, tandis que j'en étais si loin, jalouse. Au bout de six mois, mamie à qui appartenait la maison est partie là-haut. Dix minutes après le coup de téléphone qui annonçait cela, le locataire a appelé pour dire qu'il résiliait son bail et que la maison était à nouveau libre. Ce soir-là, nous avons tous dit que la vie n'était peut-être pas toujours un hasard. Tout rappelait là-bas. Même mon père, si pragmatique, m'a dit : "Qui sait, ce sont peut-être des signes...". J'ai tout maudit de n'avoir aucune solution.

Je suis allée à l'enterrement de ma grand-mère, un jour de grand soleil, dans le village de "la" maison. Ce jour-là j'avais mis un gilet rose et un papillon dans mes cheveux parce qu'elle aurait aimé. Je suis passée devant chez moi la boule au ventre, mais comme si c'était encore chez moi.

       Six mois de plus sont passés. J'ai appris que je devais m'en-aller encore plus loin. Oh rien de plus que 531km, sans mobilité possible avant trois ans à peu près, seule. SEULE. Je le savais, et pourtant j'ai cru devoir, pouvoir me forcer, après tout dans la vie on ne décide pas, et ce fameux "il faut faire des concessions", "on ne peut pas tout avoir". 

       Et pourtant...

Aujourd'hui j'ai pu et décidé d'aller à l'encontre de ces derniers adages. J'ai posé une démission. J'ai osé. J'ai tout plaqué. Dans un mois et-demi, je retournerai dans la maison du bonheur. Je vais retrouver la maison, mes proches, l'immense jardin, les trois sapins du fond, les mirabelliers, les basses montagnes, les pâturages parsemés de chevaux...
Je me revois encore il y a un an, le jour où j'ai quitté mes trois grands sapins. Je les ai regardés, je leur ai demandé "Dites-moi que je vais revenir vite...", et à en voir le vent dans leurs branches j'en ai déduit un "oui".

Jamais je n'ai parlé de tout cela ici, en me disant que dans mon coeur et dans ma tête, je n'avais jamais quitté l'endroit où j'étais heureuse, et que je refuserai de l'avoir quitté dans ma tête et mon coeur, jusqu'à ce que j'y revienne.  

Jamais je n'ai fait une chose aussi folle, et aussi pleine et forte de sens. Oui, on peut toujours changer les choses. Rien ni personne ne devrait pouvoir vous dicter où et comment vivre, vous arracher à votre bonheur et vous dire que vous n'avez qu'à vous en refaire un ailleurs et autrement. Pour la première fois j'ai compris ce que c'était qu'un coeur qui refuse catégoriquement de se soumettre. Rien ni personne ne peut vous arracher ce que vous avez dans le coeur.

       Il y a quelques jours, retour dans LA maison. La voisine a aperçu le Mini-Loup dans le jardin. Exclamations de joie. Quand nous l'avions quittée, elle avait posé en cachette dans le jardin pour le Mini-Loup un petit faon en peluche. Celui qui appartenait jadis à son chat, m'avait-elle dit.

Elle est allée chercher son mari qui appelait Mini-Loup "Copain" : "Hubert, quelqu'un t'attend dehors, mais prends un Petit Pr*nce". Il a compris et j'ai vu toute l'émotion du moment dans ses yeux, j'ai à peine entendu sa voix émue dire "Oooh, mon Copain !" et j'ai vu son sourire immense. Il l'avait quitté tout bébé, il l'a retrouvé robuste et adulte, mais sa façon de lui parler n'a pas changé. J'ai vu mon chien qui n'avait rien oublié, rien, gémissant debout sur ses pattes arrières, comme un bébé.

J'ai tourné la tête un instant vers l'autre maison voisine, de l'autre côté du jardin. Juliette n'était plus derrière sa fenêtre. Juliette est morte il y a quelques jours, mais elle a encore su qu'on reviendrait. Tout est remonté en moi : la caisse de pommes de terres qu'elle m'avait donnée, le pot de confitures de groseilles que je lui avais tendu en échange et son merci tout ému. Chaque jour lorsque je passe de ce côté je crois voir encore Juliette derrière sa fenêtre.

Et j'ai eu envie de pleurer. Mais plus de la même façon.


Leonard Cohen - Hallelujah

De retour.

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04.12.12

Il

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       Quand j'ai repris la maison de tes parents, j'ai tout de suite compris que vous étiez tous encore là, et que j'étais faite pour y aller. Quelque chose d'indéfinissable -je me dis qu'en fait, c'était toi- m'a fait me dire que j'avais trouvé un endroit où j'étais heureuse. Elle vivra belle, ta maison, et je garderai son esprit intact. Je n'y ferai que ce que tu aurais pu aimer aussi.

J'ai gardé toutes les peluches, et je n'oublierai jamais le jour où Patachon m'attendait sur les escaliers. Je n'ai plus mangé de Malabars depuis toi, et je ne voudrais plus que quelqu'un d'autre me fasse une tartine de pâté de canard pour le goûter.

J'ai un drôle de chien non ? Celui-là aussi, je suis presque sûre que tu fais partie de ceux qui me l'ont envoyé pour me faire toujours rire. Ah, j'aimerais tellement te voir avec lui, t'entendre rire, lui dire que "c'est un bon chien". 

J'ai récupéré ta mandoline, et je la chéris comme un des plus grands trésors que je possède. Je n'arrêterai jamais le piano. Je sais que tu m'entends.

J'aurai besoin toute ma vie de toi pour veiller sur moi. Je me suis demandé ce que tu aurais voulu pour moi. Tu aurais dit que peu importe, pourvu que je sois heureuse, alors tu le serais aussi. Comme ça, je n'aurai plus jamais le choix.

 

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10.10.12

Un beau et chaud octobre

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