27.04.14

Celle que je suis



(Vous pardonnerez un léger décalage son-image)

Les cassettes VHS ont été numérisées, et c'est tout à fait merveilleux !

Posté par la-louve1 à 21:51 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

17.10.13

Liberté

LibertéElle est ce à quoi je tiens le plus. Liberté de venir, liberté de partir, de rire, d'être où j'aime être, quand et avec qui je choisis d'y être. Si je devais emmener une chose sur un endroit désert, ça serait ma liberté.

 

Posté par Nelle_ à 21:31 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,
18.08.13

Mon Coeur

h

       Ils ont commencé par parler de leur chat, Minet. J'ai écouté ce vieil homme et son épouse avec tendresse, me raconter que Minet était pour eux comme un enfant, qu'il n'avait qu'à regarder une boîte pour qu'on comprenne qu'il veut une friandise, ou la baie vitrée pour qu'on lui ouvre. Ils m'ont montré des photographies. Minet est un chat noir et blanc, « Une vraie tête de clown », m'ont-ils dit.

Et puis, Monsieur m'a parlé des abeilles qu'il a eues durant 34 ans. « Ces dernières années, ça ne marchait plus bien. Vous savez avec tous les pesticides et toutes les cochonneries qu'on met dans la nature... non, ça ne marchait plus bien. ». Ca m'a fendu le cœur. Ca n'était pas une émission impersonnelle à la télévision qui me le disait ; c'était un vieil homme, là, devant moi, qui avait constaté ça de ses yeux, SES abeilles ne « marchaient » plus bien. Lui qui a fait la guerre avec mon grand-père, il fallait encore que les humains viennent l'emmerder en cassant ses abeilles...

Il a pris la main de son épouse, sur sa cuisse. Il l'a appelée « ma chère épouse », et les sujets se sont enchaînés, dans le sourire, le rire, entre un sorbet au citron et un café. Mon cœur s'est rafistolé, c'était si touchant, ce vieux grand-père et cette vieille grand-mère, main dans la main, souriants... ils m'ont semblés si forts, si beaux.

Posté par Nelle_ à 21:43 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
23.05.13

Et alors ?

86854818

J'aime danser sur de la musique kitsch des années 80 en chantant les paroles par coeur, et alors ?
Je ne trouve pas David Beckham beau, et alors ?
Je n'aime pas prendre le volant, et alors ?
Je tremble un peu quand un orage approche, et alors ?
Je ne me sens pas à l'aise dans les lieux publics et je ressens une pointe de timidité même pour aller à la boulangerie, et alors ?
J'ai gardé toutes mes peluches préférées au fond de mon armoire, et alors ?
Je ris quand Le Mini-Loup décore mes habits à coups de grosses paluches boueuses, je mets les mains dans la terre, mon pantalon favori n'est pas moulant et mes chaussures préférées sont des baskets violettes, et alors ?
Je peux enfiler des bottes en caoutchouc, un jogging, me montrer à tout le monde ainsi, aller m'embourber dans un verger sous la pluie pour aller caresser des chevaux et rentrer avec une tronche de chat mouillé, et alors ?
Je n'ai pas besoin de dix sacs à main et surtout pas de Lancel, je n'aime pas faire les magasins et m'emmener à Paris serait une grossière erreur, et alors ?
Je me maquille peu, j'aime que le vent décoiffe complètement mes cheveux et je n'ai qu'un gel douche et un shampooing, et alors ?
A la maison, les meubles sont en bois, plutôt campagnards, et alors ?
Je connais encore par coeur les chansons du Roi Lion et j'aime les écouter, et alors ?
J'ai du mal avec la gauche et la droite, et alors ?

a

Posté par Nelle_ à 15:26 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
15.01.13

A celle

82873528_p

       Voilà plus d'un an que je vous mens. J'ai dû quitter la maison du bonheur pour une histoire professionnelle. Voilà tout ce temps que mon coeur s'est arrêté de battre. Jamais je n'avais autant senti où était ma place. Loin des yeux, loin du coeur, dit-on. Et pourtant, partir n'a fait que me faire me rendre compte que je ne pouvais pas vivre dans cet ailleurs. Je n'ai cessé de chercher des solutions pour revenir. Et pourtant, sûrement jamais de retour possible. Pour des histoires de boulot, d'argent, de choses qui ne sont tellement pas "vivre". "Il faut faire des concessions dans la vie", "Tu as un travail, alors partir de ta maison, c'est secondaire", "Il faut t'y faire, tu trouveras un autre endroit chouette". J'ai pleuré. Et puis au bout d'un moment je me suis transformée en robot : je n'ai même plus su pleurer. Tout le monde me disait de me faire une raison.

Un locataire s'est mis dans "la" maison, tandis que j'en étais si loin, jalouse. Au bout de six mois, mamie à qui appartenait la maison est partie là-haut. Dix minutes après le coup de téléphone qui annonçait cela, le locataire a appelé pour dire qu'il résiliait son bail et que la maison était à nouveau libre. Ce soir-là, nous avons tous dit que la vie n'était peut-être pas toujours un hasard. Tout rappelait là-bas. Même mon père, si pragmatique, m'a dit : "Qui sait, ce sont peut-être des signes...". J'ai tout maudit de n'avoir aucune solution.

Je suis allée à l'enterrement de ma grand-mère, un jour de grand soleil, dans le village de "la" maison. Ce jour-là j'avais mis un gilet rose et un papillon dans mes cheveux parce qu'elle aurait aimé. Je suis passée devant chez moi la boule au ventre, mais comme si c'était encore chez moi.

       Six mois de plus sont passés. J'ai appris que je devais m'en-aller encore plus loin. Oh rien de plus que 531km, sans mobilité possible avant trois ans à peu près, seule. SEULE. Je le savais, et pourtant j'ai cru devoir, pouvoir me forcer, après tout dans la vie on ne décide pas, et ce fameux "il faut faire des concessions", "on ne peut pas tout avoir". 

       Et pourtant...

Aujourd'hui j'ai pu et décidé d'aller à l'encontre de ces derniers adages. J'ai posé une démission. J'ai osé. J'ai tout plaqué. Dans un mois et-demi, je retournerai dans la maison du bonheur. Je vais retrouver la maison, mes proches, l'immense jardin, les trois sapins du fond, les mirabelliers, les basses montagnes, les pâturages parsemés de chevaux...
Je me revois encore il y a un an, le jour où j'ai quitté mes trois grands sapins. Je les ai regardés, je leur ai demandé "Dites-moi que je vais revenir vite...", et à en voir le vent dans leurs branches j'en ai déduit un "oui".

Jamais je n'ai parlé de tout cela ici, en me disant que dans mon coeur et dans ma tête, je n'avais jamais quitté l'endroit où j'étais heureuse, et que je refuserai de l'avoir quitté dans ma tête et mon coeur, jusqu'à ce que j'y revienne.  

Jamais je n'ai fait une chose aussi folle, et aussi pleine et forte de sens. Oui, on peut toujours changer les choses. Rien ni personne ne devrait pouvoir vous dicter où et comment vivre, vous arracher à votre bonheur et vous dire que vous n'avez qu'à vous en refaire un ailleurs et autrement. Pour la première fois j'ai compris ce que c'était qu'un coeur qui refuse catégoriquement de se soumettre. Rien ni personne ne peut vous arracher ce que vous avez dans le coeur.

       Il y a quelques jours, retour dans LA maison. La voisine a aperçu le Mini-Loup dans le jardin. Exclamations de joie. Quand nous l'avions quittée, elle avait posé en cachette dans le jardin pour le Mini-Loup un petit faon en peluche. Celui qui appartenait jadis à son chat, m'avait-elle dit.

Elle est allée chercher son mari qui appelait Mini-Loup "Copain" : "Hubert, quelqu'un t'attend dehors, mais prends un Petit Pr*nce". Il a compris et j'ai vu toute l'émotion du moment dans ses yeux, j'ai à peine entendu sa voix émue dire "Oooh, mon Copain !" et j'ai vu son sourire immense. Il l'avait quitté tout bébé, il l'a retrouvé robuste et adulte, mais sa façon de lui parler n'a pas changé. J'ai vu mon chien qui n'avait rien oublié, rien, gémissant debout sur ses pattes arrières, comme un bébé.

J'ai tourné la tête un instant vers l'autre maison voisine, de l'autre côté du jardin. Juliette n'était plus derrière sa fenêtre. Juliette est morte il y a quelques jours, mais elle a encore su qu'on reviendrait. Tout est remonté en moi : la caisse de pommes de terres qu'elle m'avait donnée, le pot de confitures de groseilles que je lui avais tendu en échange et son merci tout ému. Chaque jour lorsque je passe de ce côté je crois voir encore Juliette derrière sa fenêtre.

Et j'ai eu envie de pleurer. Mais plus de la même façon.


Leonard Cohen - Hallelujah

De retour.

040811 1035_2

Posté par Nelle_ à 13:14 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

04.12.12

Il

81529971

       Quand j'ai repris la maison de tes parents, j'ai tout de suite compris que vous étiez tous encore là, et que j'étais faite pour y aller. Quelque chose d'indéfinissable -je me dis qu'en fait, c'était toi- m'a fait me dire que j'avais trouvé un endroit où j'étais heureuse. Elle vivra belle, ta maison, et je garderai son esprit intact. Je n'y ferai que ce que tu aurais pu aimer aussi.

J'ai gardé toutes les peluches, et je n'oublierai jamais le jour où Patachon m'attendait sur les escaliers. Je n'ai plus mangé de Malabars depuis toi, et je ne voudrais plus que quelqu'un d'autre me fasse une tartine de pâté de canard pour le goûter.

J'ai un drôle de chien non ? Celui-là aussi, je suis presque sûre que tu fais partie de ceux qui me l'ont envoyé pour me faire toujours rire. Ah, j'aimerais tellement te voir avec lui, t'entendre rire, lui dire que "c'est un bon chien". 

J'ai récupéré ta mandoline, et je la chéris comme un des plus grands trésors que je possède. Je n'arrêterai jamais le piano. Je sais que tu m'entends.

J'aurai besoin toute ma vie de toi pour veiller sur moi. Je me suis demandé ce que tu aurais voulu pour moi. Tu aurais dit que peu importe, pourvu que je sois heureuse, alors tu le serais aussi. Comme ça, je n'aurai plus jamais le choix.

 

Posté par Nelle_ à 12:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
13.07.11

De ces sourires impérissables

1989 1989

De ces photographies qui me font dire qu'il n'y a pas plus franc que le sourire d'un enfant. Et cet enfant, c'était moi. Et là, un questionnement : combien ai-je de photographies de moi adulte, avec un sourire aussi irréfléchi ? De ces prises de conscience qui me font me rendre compte de ce vers quoi je veux tendre.

 

Posté par Elle- à 08:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
30.03.11

Ses Grands Yeux Noirs

002        Ce n'était pas un rêve, c'était la réalité : la voiture montait dans la forêt, on voyait la plaine au loin, et puis à un moment, juste les montagnes-collines, les arbres, les prés et les petits villages qu'on traversait. Le Rocher se détachait sur le ciel bleu mais doux de dix-huit heures, majestueux, au loin. Et on est arrivé à destination, au village.

       Elle est un peu en hauteur par rapport aux autres de la rue, comme un domaine. A l'avant, de petits bouquets de fleurs sauvages violettes, roses, jaunes, poussent dans l'herbe du jardin. Un escalier en pierre un peu esquinté mais charmant mène à l'entrée. Une grande terrasse encadre la porte. D'ailleurs, il n'y a pas qu'une porte, il y en a deux : quand on entre ici, on entre dans un nouveau monde. La première est ordinaire, la seconde est une arcade en bois. Le parquet en chêne offre des appuis doux sous les pieds. A peine dans le salon, on est attiré par une lumière : celle de la véranda. La rue, les escaliers en pierre, la terrasse, l'entrée, le salon, la véranda, tout va si vite dans mon souvenir et... le jardin. Il est interminable ; je n'en vois même pas le bout. Le grillage se fond si bien dans le décor, que l'on dirait qu'il n'est même pas fermé. Tout au bout trônent trois immenses sapins comme des protecteurs. Au-delà, l'horizon est décoré d'un verger. Juste un verger, avec quelques arbres éparses. Ce n'est pas un rêve, c'est la réalité. Quand on se retourne, on voit la maison toute petite. La vue du jardin est parsemée de pommiers, de cerisiers et de cassis qui offrent, dit-on, des fruits à n'en plus savoir quoi faire. 

       Je l'ai entendu dire "elle est à toi de toutes façons". J'ai imaginé l'escalier refait, et les photos d'avant/après. J'ai eu des visions de futur. Quelque chose m'a traversée. Quelque chose qui m'a dit qu'elle était là, la vie. C'était comme un frisson, une évidence, plus fort que moi. J'ai senti un courant d'air. J'aimerais qu'on se batte, pour que rien ni personne ne décide de l'endroit où doit se faire notre vie, nous catapulte là où il faut être et pas là où on a envie et décidé d'être.

       Le village était calme. Des moutons paissaient dans un petit pré voisin. Je cueuillais des poignées d'herbe grasse, et en relevant la tête je voyais ce gros museau noir-brun, ces grands yeux noirs, ces oreilles en arrière et presque un sourire. L'imposant cheval de traite attendait avec une impatience qui tenait de la joie que je lui donne sa friandise. Il était très gros et trapu, une force tranquille, presque irréel. Il l'a prise avec délicatesse et a disparu derrière les arbres. Ce n'était pas un rêve.

Posté par Nelle_ à 12:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
27.10.09

Il n'y a pas si longtemps, je dessinais...

43673939

 

Posté par Nelle_ à 15:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
12.06.09

Souvenirs

1988 1988

1988

1988

1988

Posté par la-louve1 à 11:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,