25.07.15

Faire danser la lumière

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(La lumineuse voisine Louveblanche)

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(C'est un bébé potiron)

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20.12.14

On s'arrête un instant

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Encore de la douceur hivernale. J'ai fait des crumbles à la compote de pomme, qui finissent doucement de cuire sur le poele, les animaux savourent la vie, et moi, je me suis arrêtée un instant pour savourer aussi.

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10.05.13

Mai

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14.04.13

Dans la douceur d'un matin d'avril

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Les groseilles se réveillent...

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Un petit déjeuner réchauffée sous le verre...

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09.03.13

Cocon

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Je me fais un cocon quand je prends une douche au milieu de l'après-midi.
Je me fais un cocon quand je prends ensuite pour le goûter des céréales au chocolat dans un yaourt nature, dans un bol coloré.
Je me fais un cocon quand je mets un gros gilet rose en tricot,
et aussi quand je mets sur la table de la salle à manger une nappe à petits carreaux rouges,
et enfin quand la Maison vient tout juste de s'enhardir d'une nouvelle pièce maîtresse : un poele à bois. J'en suis toute hypnotisée dès qu'un feu en boîte s'allume. Ah, j'aime, je n'en reviens toujours pas. C'était un rêve, qui est devenu réalité.

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04.03.13

Voilà

Parce que vivre, ça n'est pas se laisser faire, nous sommes de retour chez nous. Voilà.

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15.01.13

A celle

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       Voilà plus d'un an que je vous mens. J'ai dû quitter la maison du bonheur pour une histoire professionnelle. Voilà tout ce temps que mon coeur s'est arrêté de battre. Jamais je n'avais autant senti où était ma place. Loin des yeux, loin du coeur, dit-on. Et pourtant, partir n'a fait que me faire me rendre compte que je ne pouvais pas vivre dans cet ailleurs. Je n'ai cessé de chercher des solutions pour revenir. Et pourtant, sûrement jamais de retour possible. Pour des histoires de boulot, d'argent, de choses qui ne sont tellement pas "vivre". "Il faut faire des concessions dans la vie", "Tu as un travail, alors partir de ta maison, c'est secondaire", "Il faut t'y faire, tu trouveras un autre endroit chouette". J'ai pleuré. Et puis au bout d'un moment je me suis transformée en robot : je n'ai même plus su pleurer. Tout le monde me disait de me faire une raison.

Un locataire s'est mis dans "la" maison, tandis que j'en étais si loin, jalouse. Au bout de six mois, mamie à qui appartenait la maison est partie là-haut. Dix minutes après le coup de téléphone qui annonçait cela, le locataire a appelé pour dire qu'il résiliait son bail et que la maison était à nouveau libre. Ce soir-là, nous avons tous dit que la vie n'était peut-être pas toujours un hasard. Tout rappelait là-bas. Même mon père, si pragmatique, m'a dit : "Qui sait, ce sont peut-être des signes...". J'ai tout maudit de n'avoir aucune solution.

Je suis allée à l'enterrement de ma grand-mère, un jour de grand soleil, dans le village de "la" maison. Ce jour-là j'avais mis un gilet rose et un papillon dans mes cheveux parce qu'elle aurait aimé. Je suis passée devant chez moi la boule au ventre, mais comme si c'était encore chez moi.

       Six mois de plus sont passés. J'ai appris que je devais m'en-aller encore plus loin. Oh rien de plus que 531km, sans mobilité possible avant trois ans à peu près, seule. SEULE. Je le savais, et pourtant j'ai cru devoir, pouvoir me forcer, après tout dans la vie on ne décide pas, et ce fameux "il faut faire des concessions", "on ne peut pas tout avoir". 

       Et pourtant...

Aujourd'hui j'ai pu et décidé d'aller à l'encontre de ces derniers adages. J'ai posé une démission. J'ai osé. J'ai tout plaqué. Dans un mois et-demi, je retournerai dans la maison du bonheur. Je vais retrouver la maison, mes proches, l'immense jardin, les trois sapins du fond, les mirabelliers, les basses montagnes, les pâturages parsemés de chevaux...
Je me revois encore il y a un an, le jour où j'ai quitté mes trois grands sapins. Je les ai regardés, je leur ai demandé "Dites-moi que je vais revenir vite...", et à en voir le vent dans leurs branches j'en ai déduit un "oui".

Jamais je n'ai parlé de tout cela ici, en me disant que dans mon coeur et dans ma tête, je n'avais jamais quitté l'endroit où j'étais heureuse, et que je refuserai de l'avoir quitté dans ma tête et mon coeur, jusqu'à ce que j'y revienne.  

Jamais je n'ai fait une chose aussi folle, et aussi pleine et forte de sens. Oui, on peut toujours changer les choses. Rien ni personne ne devrait pouvoir vous dicter où et comment vivre, vous arracher à votre bonheur et vous dire que vous n'avez qu'à vous en refaire un ailleurs et autrement. Pour la première fois j'ai compris ce que c'était qu'un coeur qui refuse catégoriquement de se soumettre. Rien ni personne ne peut vous arracher ce que vous avez dans le coeur.

       Il y a quelques jours, retour dans LA maison. La voisine a aperçu le Mini-Loup dans le jardin. Exclamations de joie. Quand nous l'avions quittée, elle avait posé en cachette dans le jardin pour le Mini-Loup un petit faon en peluche. Celui qui appartenait jadis à son chat, m'avait-elle dit.

Elle est allée chercher son mari qui appelait Mini-Loup "Copain" : "Hubert, quelqu'un t'attend dehors, mais prends un Petit Pr*nce". Il a compris et j'ai vu toute l'émotion du moment dans ses yeux, j'ai à peine entendu sa voix émue dire "Oooh, mon Copain !" et j'ai vu son sourire immense. Il l'avait quitté tout bébé, il l'a retrouvé robuste et adulte, mais sa façon de lui parler n'a pas changé. J'ai vu mon chien qui n'avait rien oublié, rien, gémissant debout sur ses pattes arrières, comme un bébé.

J'ai tourné la tête un instant vers l'autre maison voisine, de l'autre côté du jardin. Juliette n'était plus derrière sa fenêtre. Juliette est morte il y a quelques jours, mais elle a encore su qu'on reviendrait. Tout est remonté en moi : la caisse de pommes de terres qu'elle m'avait donnée, le pot de confitures de groseilles que je lui avais tendu en échange et son merci tout ému. Chaque jour lorsque je passe de ce côté je crois voir encore Juliette derrière sa fenêtre.

Et j'ai eu envie de pleurer. Mais plus de la même façon.


Leonard Cohen - Hallelujah

De retour.

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17.06.11

La Vie Ici

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       Elle commence par un réveil au chant des oiseaux, des ronrons de La Mini-Tigresse à qui on ouvre la porte vers la liberté, et un petit déjeuner dans la véranda. Elle continue par un chien qui fait des pirouettes, un flânage dans le jardin et quelques notes de musiques. Elle s'amuse par le gentil voisin qui appelle Le Mini-Loup : "Copain", et qui lui donne chaque jour un Petit Pr*nce. Ils s'aiment beaucoup ces deux-là. Elle se poursuit par un coucou à Juliette, l'ancienne du village, derrière sa fenêtre de l'autre côté du jardin, puis un repas gourmand, une glace en dessert, une cueillette de groseilles et de cassis, une recette de confiture maison, des visites de La Mini-Tigresse, et encore des flânages dans le jardin. Elle s'embellit par un merle qui chante perché sur le toît, ses motifs qu'on reconnaît, un nouveau repas dans la véranda, et une promenade avec Le Mini-Loup dans les prés, au coucher du soleil.

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02.06.11

Un autre monde

En deux mois où je ne suis plus venue poster de nouvelles, voici ce qu'il s'est passé :


Sur des Musiques de Finley Quaye - Dice et Guster - Come Downstairs and say hello

Je vivais sur le béton, entourée de batiments, de routes, de voitures, de ville. Une poubelle dure et grise. Je rêvais que cela cesse : j'y étais grise moi aussi.

Et puis, tout n'a plus tenu qu'à un (coup de) fil. De l'audace et un brin de folie ont changé ma vie aujourd'hui. Lorsque j'ai posté mon message précédent, le 30 mars, ce que je voulais plus que tout au monde, c'était trouver le moyen de tout plaquer pour venir ici.

Je l'ai fait.

Je vis sur l'herbe. Je peux courir jusque tout au fond de mon jardin immense. J'ai trois grands sapins, et je n'en reviens toujours pas. J'habite un petit village, mi-campagne mi-montagne. Les forêts l'entourent. Je vis dans les arbres.

       Tout est possible.

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30.03.11

Ses Grands Yeux Noirs

002        Ce n'était pas un rêve, c'était la réalité : la voiture montait dans la forêt, on voyait la plaine au loin, et puis à un moment, juste les montagnes-collines, les arbres, les prés et les petits villages qu'on traversait. Le Rocher se détachait sur le ciel bleu mais doux de dix-huit heures, majestueux, au loin. Et on est arrivé à destination, au village.

       Elle est un peu en hauteur par rapport aux autres de la rue, comme un domaine. A l'avant, de petits bouquets de fleurs sauvages violettes, roses, jaunes, poussent dans l'herbe du jardin. Un escalier en pierre un peu esquinté mais charmant mène à l'entrée. Une grande terrasse encadre la porte. D'ailleurs, il n'y a pas qu'une porte, il y en a deux : quand on entre ici, on entre dans un nouveau monde. La première est ordinaire, la seconde est une arcade en bois. Le parquet en chêne offre des appuis doux sous les pieds. A peine dans le salon, on est attiré par une lumière : celle de la véranda. La rue, les escaliers en pierre, la terrasse, l'entrée, le salon, la véranda, tout va si vite dans mon souvenir et... le jardin. Il est interminable ; je n'en vois même pas le bout. Le grillage se fond si bien dans le décor, que l'on dirait qu'il n'est même pas fermé. Tout au bout trônent trois immenses sapins comme des protecteurs. Au-delà, l'horizon est décoré d'un verger. Juste un verger, avec quelques arbres éparses. Ce n'est pas un rêve, c'est la réalité. Quand on se retourne, on voit la maison toute petite. La vue du jardin est parsemée de pommiers, de cerisiers et de cassis qui offrent, dit-on, des fruits à n'en plus savoir quoi faire. 

       Je l'ai entendu dire "elle est à toi de toutes façons". J'ai imaginé l'escalier refait, et les photos d'avant/après. J'ai eu des visions de futur. Quelque chose m'a traversée. Quelque chose qui m'a dit qu'elle était là, la vie. C'était comme un frisson, une évidence, plus fort que moi. J'ai senti un courant d'air. J'aimerais qu'on se batte, pour que rien ni personne ne décide de l'endroit où doit se faire notre vie, nous catapulte là où il faut être et pas là où on a envie et décidé d'être.

       Le village était calme. Des moutons paissaient dans un petit pré voisin. Je cueuillais des poignées d'herbe grasse, et en relevant la tête je voyais ce gros museau noir-brun, ces grands yeux noirs, ces oreilles en arrière et presque un sourire. L'imposant cheval de traite attendait avec une impatience qui tenait de la joie que je lui donne sa friandise. Il était très gros et trapu, une force tranquille, presque irréel. Il l'a prise avec délicatesse et a disparu derrière les arbres. Ce n'était pas un rêve.

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