15.05.15

Et que ça dure !

2014-01-02--15  Quand ma nouvelle élève de piano est entrée dans la salle de cours, elle m'a dit dans une grande inspiration : "C'est un grand moment pour moi". J'ai senti toute l'importance de l'instant en la voyant comme fragile devant ce gros nounours de Piano.

Le cours qui a suivi ces paroles ne devrait pas s'appeler un cours, mais plutôt un partage. Elle souriait tout du long. Et puis, elle m'a dit : "C'est toi que j'attendais", en descendant les pavés qui mènent au portail.

Un peu plus tard, je recevai un mail : "La meilleure prof que je pouvais espérer, merci.".

Frissons. Plus de vingt ans de jeu sur mon Piano, et je trouve aujourd'hui un nouveau Pourquoi (Pourquoi la vie m'a dirigée vers lui avec tant d'assiduité). J'aurais dû me douter que si quelqu'un m'apporterai un jour quelque chose de Grand, ce serait Lui. Un merci, et avoir cette sensation d'avoir changé la vie de quelqu'un avec mon art... c'est quelque chose de grand.

Qui sait, j'ai peut-être bien un avenir là-dedans ? Celui que j'espère tant ?

2014-01-02--15

 

 

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10.05.15

Let it go (Robert Lopez)



Voici mon interprétation de "Libérée, Délivrée" (Let It Go) issue du Disney "La Reine des Neiges" (Frozen), d'après un arrangement de J.Van Opstal. C'est par pur sadisme que je la dédicace tout spécialement à ceux qui ont des enfants et qui ont dû l'entendre de long en large et en travers. :)

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18.03.15

Yiruma - River Flows In You

Petit cadeau, assorti de divines images du Grand Jardin au printemps dernier. 

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26.11.14

Hymne à la Joie (Beethoven)

Il a 45 ans et il avait un rêve : celui de jouer du piano. En quatre cours à peine que je lui ai dispensés, la magie est sortie de ses mains. Je lui ai dit qu'il pouvait être fier, que c'était génial. Derrière sa carapace de motard tatoué, il m'a regardée avec un grand sourire, en me disant "Ben...c'est vous !". Je lui ai dit : "Moi ? Je n'ai rien fait !".

Ca y est, il a réalisé son rêve. Il lit des partitions, il joue du piano.

 

 

 

 

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12.11.14

La Passion

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Je donne des cours de piano et je rêve de ne vivre que de ça. Je dirais même que c'est devenu le combat de ma vie, auquel parfois je crois, auquel parfois j'ai du mal à croire (il en faut, des forces...). Il me chatouille une idée lointaine de proposer des cours via Internet. Suivis vidéos personnalisés, envois de documents. Idée lointaine, mais dont plus de monde pourrait profiter, en faisant fi de la distance.

J'ai pour l'instant quatre élèves, qui m'apportent chacun des envies. Des forces.

Que j'aime la lueur dans leurs yeux lorsqu'ils ressortent d'un cours avec des réussites et des projets ! Il y a peu, j'ai donné son premier cours à une femme de 46 ans. C'était le tout premier cours de piano de sa vie. Elle était enthousiaste, curieuse, et... heureuse. Elle avait un peu peur. Une des premières choses qu'elle m'a dites, c'est qu'à 46 ans, on n'est plus aussi bon qu'à 20. Je l'ai arrêtée là : à 46 ans, on peut tout autant de choses. Au bout d'une heure, elle jouait son premier petit morceau, dans le plaisir et la simplicité. Aller au plus simple, et mettre tout de suite les pieds dans le plat sans grandes théories, c'est ma philosophie.

Vous de tous âges qui voulez apprendre : n'ayez pas peur, sautez le pas : il n'est jamais trop tard. Je pourrais passer des heures à vous apprendre « Vive le vent » en vous répétant que ce que vous faites, c'est chouette.

Leur satisfaction est la mienne, et c'est merveilleux de se rendre compte à quel point on peut aimer transmettre sa passion.

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11.03.14

Hakuna Matata !

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22.12.13

Ensemble

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15.08.13

Alan Menken, Les Couleurs du Vent

"Tu crois que la terre t'appartient tout entière
Pour toi ce n'est qu'un tapis de poussière
Moi je sais que la pierre l'oiseau et les fleurs
Ont une vie ont un esprit et un cœur"

"Entends tu chanter les esprits de la montagne?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent?"

Courons dans les forêts d'or et de lumière
Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
La terre nous offre ses trésors ses mystères
Le bonheur ici-bas n'a pas de prix"

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15.01.13

A celle

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       Voilà plus d'un an que je vous mens. J'ai dû quitter la maison du bonheur pour une histoire professionnelle. Voilà tout ce temps que mon coeur s'est arrêté de battre. Jamais je n'avais autant senti où était ma place. Loin des yeux, loin du coeur, dit-on. Et pourtant, partir n'a fait que me faire me rendre compte que je ne pouvais pas vivre dans cet ailleurs. Je n'ai cessé de chercher des solutions pour revenir. Et pourtant, sûrement jamais de retour possible. Pour des histoires de boulot, d'argent, de choses qui ne sont tellement pas "vivre". "Il faut faire des concessions dans la vie", "Tu as un travail, alors partir de ta maison, c'est secondaire", "Il faut t'y faire, tu trouveras un autre endroit chouette". J'ai pleuré. Et puis au bout d'un moment je me suis transformée en robot : je n'ai même plus su pleurer. Tout le monde me disait de me faire une raison.

Un locataire s'est mis dans "la" maison, tandis que j'en étais si loin, jalouse. Au bout de six mois, mamie à qui appartenait la maison est partie là-haut. Dix minutes après le coup de téléphone qui annonçait cela, le locataire a appelé pour dire qu'il résiliait son bail et que la maison était à nouveau libre. Ce soir-là, nous avons tous dit que la vie n'était peut-être pas toujours un hasard. Tout rappelait là-bas. Même mon père, si pragmatique, m'a dit : "Qui sait, ce sont peut-être des signes...". J'ai tout maudit de n'avoir aucune solution.

Je suis allée à l'enterrement de ma grand-mère, un jour de grand soleil, dans le village de "la" maison. Ce jour-là j'avais mis un gilet rose et un papillon dans mes cheveux parce qu'elle aurait aimé. Je suis passée devant chez moi la boule au ventre, mais comme si c'était encore chez moi.

       Six mois de plus sont passés. J'ai appris que je devais m'en-aller encore plus loin. Oh rien de plus que 531km, sans mobilité possible avant trois ans à peu près, seule. SEULE. Je le savais, et pourtant j'ai cru devoir, pouvoir me forcer, après tout dans la vie on ne décide pas, et ce fameux "il faut faire des concessions", "on ne peut pas tout avoir". 

       Et pourtant...

Aujourd'hui j'ai pu et décidé d'aller à l'encontre de ces derniers adages. J'ai posé une démission. J'ai osé. J'ai tout plaqué. Dans un mois et-demi, je retournerai dans la maison du bonheur. Je vais retrouver la maison, mes proches, l'immense jardin, les trois sapins du fond, les mirabelliers, les basses montagnes, les pâturages parsemés de chevaux...
Je me revois encore il y a un an, le jour où j'ai quitté mes trois grands sapins. Je les ai regardés, je leur ai demandé "Dites-moi que je vais revenir vite...", et à en voir le vent dans leurs branches j'en ai déduit un "oui".

Jamais je n'ai parlé de tout cela ici, en me disant que dans mon coeur et dans ma tête, je n'avais jamais quitté l'endroit où j'étais heureuse, et que je refuserai de l'avoir quitté dans ma tête et mon coeur, jusqu'à ce que j'y revienne.  

Jamais je n'ai fait une chose aussi folle, et aussi pleine et forte de sens. Oui, on peut toujours changer les choses. Rien ni personne ne devrait pouvoir vous dicter où et comment vivre, vous arracher à votre bonheur et vous dire que vous n'avez qu'à vous en refaire un ailleurs et autrement. Pour la première fois j'ai compris ce que c'était qu'un coeur qui refuse catégoriquement de se soumettre. Rien ni personne ne peut vous arracher ce que vous avez dans le coeur.

       Il y a quelques jours, retour dans LA maison. La voisine a aperçu le Mini-Loup dans le jardin. Exclamations de joie. Quand nous l'avions quittée, elle avait posé en cachette dans le jardin pour le Mini-Loup un petit faon en peluche. Celui qui appartenait jadis à son chat, m'avait-elle dit.

Elle est allée chercher son mari qui appelait Mini-Loup "Copain" : "Hubert, quelqu'un t'attend dehors, mais prends un Petit Pr*nce". Il a compris et j'ai vu toute l'émotion du moment dans ses yeux, j'ai à peine entendu sa voix émue dire "Oooh, mon Copain !" et j'ai vu son sourire immense. Il l'avait quitté tout bébé, il l'a retrouvé robuste et adulte, mais sa façon de lui parler n'a pas changé. J'ai vu mon chien qui n'avait rien oublié, rien, gémissant debout sur ses pattes arrières, comme un bébé.

J'ai tourné la tête un instant vers l'autre maison voisine, de l'autre côté du jardin. Juliette n'était plus derrière sa fenêtre. Juliette est morte il y a quelques jours, mais elle a encore su qu'on reviendrait. Tout est remonté en moi : la caisse de pommes de terres qu'elle m'avait donnée, le pot de confitures de groseilles que je lui avais tendu en échange et son merci tout ému. Chaque jour lorsque je passe de ce côté je crois voir encore Juliette derrière sa fenêtre.

Et j'ai eu envie de pleurer. Mais plus de la même façon.


Leonard Cohen - Hallelujah

De retour.

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09.05.10

Dvorak, Danse Slave

Posté par Nelle_ à 15:23 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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